Pour qu’une relation quelle qu’elle soit fonctionne, il faut que la polarité sujet-objet soit correcte sinon la relation sera en contradiction avec la Structure.  Autrement dit, pour que l’activité relationnelle (le comportement) ait lieu, il faut que le sujet se sente « sujet » de la relation, et que l’objet reste à sa place d’objet.  Quel que soit votre comportement, vous avez besoin de ressentir qu’il vous appartient.

Puisque la Structure doit toujours rester fidèle à sa propre réalité, il est structuralement impossible pour un « sujet » d’accomplir une tâche « objective » s’il devient l’objet de la tâche en question, divergeant ainsi de son vrai rôle, c’est-à-dire de celui de sujet.

Certaines personnes sont systématiquement sensibles à toute forme de contradiction et se rebellent dès qu’elle prend la forme d’une exigence, les forçant à rejeter l’autorité.  Elles n’ont pas le choix.  L’autorité contredit la polarité de leur vie relationnelle.  Elles ont l’impression qu’on exige qu’elles suivent des règles qu’elles n’ont pas approuvé comme étant « les leurs ».  C’est pour cela que les encadrants les plus futés dans des environnements à forte discipline (les scouts, les entreprises de sécurité, les colonies de vacances, les forces de police, les écoles, les militaires, etc.) ont tendance à placer les rebelles en position d’autorité.  Ceci provoque un changement de polarité relationnelle chez le sujet permettant, du coup, de faire appliquer les règles à la lettre.  En effet, à présent, « l’agent » des règles et des exigences est en mesure de neutraliser les contradictions créées par le passé lorsqu’il n’a « pas suivi les règles ».

Comme nous l’avons vu, les exigences font partie du quotidien de tout un chacun.  Si votre patron « exige » que vous accomplissiez une tâche donnée, ce sera facile à réaliser car dans un environnement professionnel, il n’y a pas de contradiction polaire.  Vous n’êtes peut-être pas de sujet de l’action demandée, mais cela n’a pas d’importance.  Cela fait partie du travail que vous avez-vous-même recherché.  Dans ce cas, votre patron est le véritable sujet des tâches que vous accomplissez, mais c’est bien pour cela que vous travaillez pour lui, et non pas pour vous.  Il n’existe pas de contradiction polaire si chacun partage la même vision relationnelle.

Il s’agit donc du même type de processus lorsque vous répondez à une exigence à « vos propres conditions » ou de « votre propre chef ».  Quand on fait quelque chose à ses propres conditions, on maintient la polarité relationnelle et l’exigence peut être satisfaite ;  c’est un scénario courant dans le cadre des actes de compensation.  C’est également vrai lorsque le sujet se soumet volontairement à l’exigence.  Se porter volontaire pour s’engager dans l’armée, rejoindre une équipe sportive ou participer à une initiative locale sont tous de bons exemples de situations où la polarité relationnelle est respectée, permettant ainsi de répondre aux exigences.

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