Pour comprendre la structure existentielle qui nous sert de guide.

Quoi de neuf ?

Découvrez la réponse à cette question dans la Première partie de cette discussion.

  • Structured  PsychologyL’être humain ne peut exister que dans un cadre relationnel.

  • Les réflexes conditionnés : la quête de la perfection, les répercussions psychologiques de la libido humaine, l’empreinte génétique, le pouvoir du subconscient, l’activité biochimique du cerveau, la tendance dite ‘actualisante’ définie par Maslow et Rogers, les archétypes, la présence de micro ou d’exo systèmes, la soif de pouvoir, l’influence de la culture humaine, l’ordre de naissance, la force d’attachement humaine, l’hédonisme psychologique, entre autre, ne sont ni partiellement ni totalement la cause première du comportement humain.  Celui-ci est déterminé par une structure existentielle qui est, d’ailleurs, à la base du comportement de tout être vivant.

  • La notion classique selon laquelle des mécanismes de défense sont à l’origine de certains comportements humains est fausse.  Le comportement n’est jamais ni mécanique, ni motivé par des peurs irrationnelles.  Le comportement est issu d’une réponse structurale directe à la réalité psychologique spécifique de chacun.

  • Les contradictions structurales sont notamment à l’origine des maladies mentales.

  • Puisque le cerveau sert de transmetteur de la condition existentielle humaine, il est inévitable que la manipulation artificielle de celui-ci ait un impact sur le comportement, toutefois sans jamais affecter la structure fondamentale de l’existence psychologique de l’homme.

  • Le « Moi » humain n’est que partiellement issu de l’Ego car il provient principalement du monde des objets.

  • L’Ego incarne directement le passé génétique de l’être humain par rapport à son futur génétique en devenir.

  • TL’équilibre structural établit entre l’Ego et le Moi exerce une influence fondamentale sur la santé mentale de chacun.

  • La vie psychologique de l’être humain est, en grande partie, de nature imaginaire ou virtuelle. Seuls les événements relationnels impliquant une pensée active constituent un véritable état de conscience.

PREMIERE PARTIE
LA STRUCTURE EXISTENTIELLE
QUI NOUS SERT DE GUIDE

Commençons par le début

Structural PsychologyCe qui suit résulte de recherches effectuées dans l’objectif d’établir les causes premières à l’origine du comportement humain. Afin de garantir l’exactitude de ces recherches, le point de départ choisi devait être le plus large possible, et c’est ainsi que ce choix s’est porté sur l’existence en tant que telle.

Lorsqu’on examine l’existence de près, celle-ci apparait comme une force clairement définie et bien structurée, qui comporte manifestement de puissants impératifs. On pose donc comme prémisse la présence obligatoire de ces impératifs au sein de toute chose existante. Ces impératifs exercent donc implicitement une influence décisive non seulement sur le comportement du monde inanimé des objets mais également sur le comportement de tout être vivant, y compris, bien entendu, sur celui de l’être humain.

Les principaux impératifs fondamentaux existentiels sont la relationabilité, la continuité, et la conformité.

La relationabilité : Rien ne peut exister si ce n’est de façon relationnelle. Tout objet existant est impliqué dans une relation avec un autre objet d’une façon ou d’une autre, faute de quoi il ne peut exister. C'est donc cette "capacité" à être en relation (la "relationa'bilité' de tout objet) qui est fondamentalement nécessaire à tout ce qui existe. Sans cela l’existence d’un objet quel qu’ìl soit est impossible.

La continuité : Par nécessité impérative, l’existence est un processus de continuité. Lorsqu’un objet cesse de continuer son existence, celle-ci rentre en auto-contradiction et ne peut plus être.

La conformité : Tout être conscient doit recevoir la confirmation de sa réalité existentielle de la part des objets avec lesquels il est en relation, ou du moins, il doit percevoir la contradiction de cette réalité, auquel cas il sera incapable de maintenir un statut relationnel avec l’objet en question.

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L’être relationnel

Structural PsychologyD’un point de vue psychologique, vous vous définissez en fonction de votre être relationnel. En effet, votre statut psychologique dans son ensemble dépend de votre capacité à établir une relation avec le monde des objets vous entourant, c’est-à-dire votre contexte. Etant donné que vous vous définissez en fonction de qui vous êtes d’un point de vue relationnel, soit votre contexte vous permet de confirmer votre « Relationnabilité », soit vous ne pouvez plus exister. Ceci dit, le seul moyen de confirmer votre Relationnabilité se trouve dans l’écho que vous renvoie votre contexte. Quand votre contexte est en contradiction avec votre Relationnabilité, cette confirmation n’a pas lieu ; bien au contraire, c’est l’intégrité structurale qui définit votre personne qui est menacée, et donc par extension naturelle, l’intégrité même de votre statut psychologique.

Le défi relationnel qui se pose à vous est alors indiscutable : soit votre contexte constitue une confirmation cohérente, soit vous vous défendez, vous compensez ou vous neutralisez les contradictions contextuelles que vous rencontrez.

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Votre ego: le vous génétique.

Structural PsychologyAu moment de votre naissance, vous n’êtes pas une page blanche en attente d’écriture, mais ce n’est pas pour autant que vous arrivez au monde tel une machine, doté d’un système opérationnel immuable et incontournable. Plutôt, à la naissance votre ego constitue la première moitié d’un puzzle relationnel qui sera complété au fur et à mesure que vous vous mettez en relation avec votre contexte (les objets et les événements qui vous entourent). C’est alors, et donc seulement au moment où vous devenez activement « relationnel », que le processus relationnel qui sert à confirmer votre existence devient complet et que vous commencez à vivre psychologiquement..

La première moitié du puzzle relationnel qui vous caractérise à la naissance est le produit complexe de millions d’années d’empreinte génomique soigneusement constituée. Telle une énorme centrale électrique en attente de sa mise en route, votre travail consiste à vous identifier au sein de votre contexte de façon à ce que votre existence relationnelle soit confirmée, pour être en mesure par la
suite de vous engager dans l’activité qui vous occupera pour le restant de vos jours, celle de devenir la personne que vous êtes.

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L’unicité existentielle; la séparation existentielle

Strutural PsychologyPeu après votre naissance, votre existence est indissociable de celle de votre mère. Votre niveau de perception est exclusivement subconscient et votre « Moi » n’est encore qu’une promesse. En effet, ce sera le jeu relationnel entre votre Ego et votre Contexte qui forgera votre « Moi », autrement dit, votre identité, un processus qui débute lorsque votre perception subconsciente devient brutalement consciente avec votre premier souffle..

La perception de votre contexte débute donc lorsque votre Ego est séparé de l’unicité physique dont il a joui pendant les neufs mois où vous partagiez l’existence d’un autre être humain : celle de votre mère. Dès ce moment-là, petit-à-petit, vous commencez à remarquer le monde qui vous entoure. Tout d’un coup, les choses vous plaisent ou vous déplaisent. Certains objets vous interpellent tandis que d’autres ne suscitent quasiment aucun intérêt. Vous vous rendez compte que certains éléments de votre vie vous manquent : vous ressentez la faim, la soif, l’inconfort, la chaleur, le froid… Les bruits vous surprennent. Vos sens, l’ouïe, la vue, le goût, le toucher et l’odorat, vous envoient des signaux dont vous ne comprenez pas la raison ou l’importance. Mais que se passe-t-il donc ? Vous êtes tout simplement en train de créer le premier lien avec votre contexte, et bien que vous soyez incapable de saisir l’importance de cette activité, ni même de comprendre que vous êtes le protagoniste des relations que vous allez établir, votre développement psychologique est d’ores et déjà amorcé et fera de vous la personne que vous êtes destiné à devenir.

Et la génétique, alors ? Nait-on comme on est ou le devient-on ?

Structural PsychologyQuelle « partie » de nous est responsable de notre comportement ? Est-ce le corps ou l’esprit ? Le coeur ou la tête ? Qu’est-ce qui influe le plus sur notre développement psychologique: l’attention que nous apportent les autres, ou le poids de notre patrimoine génétique ?

D’un point de vue relationnel, il n’existe pas de réponse à cette question puisque vous êtes gouverné par une structure existentielle qui fonctionne en synergie avec le vous génétique et votre univers contextuel. En effet, la structure existentielle qui vous sert de guide est non seulement immuable, elle est également pérenne et continuera à piloter votre esprit, votre coeur et tout ce que vous
deviendrez jusqu’à la fin de vos jours. Les changements qui interviendront dans votre vie le feront en fonction des circonstances dans lesquelles vous avez établi chacune des relations de votre vie. Autrement dit, votre développement psychologique est le résultat de l’interaction entre votre patrimoine génétique existant et l'évolution des contacts relationnels que vous aurez tout au long de votre vie. Il est important de souligner que dans l’univers relationnel, on fonctionne à deux. Votre patrimoine génétique exerce une influence certaine sur le lien que vous créez avec votre monde, mais il n’est pas seul responsable de votre comportement. Ce patrimoine est tout-à-fait susceptible d’évoluer en fonction des expériences relationnelles que vous allez vivre dans votre Contexte. En réalité, c’est ainsi que vos gènes

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L’évolution de votre existence relationnelle

Structural PsychologyL’existence ne se limite pas tout simplement à un phénomène relationnel, car celui-ci est en évolution constante. Il ne peut pas en être autrement. L’évolution constante forme le noyau dur de tout ce qui « est ».

Ainsi, puisque vous êtes de nature purement existentielle, si à un moment donné votre avenir parait s’assombrir, une contradiction structurale ne tardera pas à montrer le bout de son vilain nez.

C’est pour cela que votre devenir ne vous semble plus aussi prometteur qu’avant - autrement dit il ne constitue plus une confirmation de qui vous êtes : c’est alors que votre Ego ressent la contradiction sous-jacente et devient dépressif.

C’est pour cette raison que vous êtes naturellement attiré par les nouvelles opportunités, les deuxièmes chances, les aventures alléchantes, les événements agréables, les lendemains prometteurs, voire même les dernières nouvelles. La Structure se nourrit de tout ce qui offre, encourage ou stimule les confirmations futures et rejette les portes fermées, les chemins barrés, les futurs sans lendemain. Après tout, c’est précisément là le rôle de la structure qui vous guide. Votre potentiel, votre futur, le nouveau vous.

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Votre évolution existentielle et les informations quotidiennes

Pour en revenir à l’évolution relationnelle et au renouveau, réfléchissez un instant à combien la nouveauté suscite votre intérêt. Il se trouve que les nouvelles fraîches correspondent justement la nouveauté, et rien ne nous intéresse plus que les derniers commérages. C’est pour cela que n’importe quelle information, toutes sources confondues, devient intéressante. Les experts du marketing usent et abusent du terme NOUVEAUTÉ sur les produits pour les vendre plus et mieux. La dernière génération d’un produit donné sera toujours plus attractive que la génération précédente. C’est ainsi que nous sommes donc animés par la soif de la découverte, et que notre attention sera vite captée par quiconque a quelque chose de nouveau à offrir. Essentiellement, le renouveau de notre statut existentiel (notre futur) constitue une partie intégrale de qui nous sommes, car il fait également intégralement partie de la structure existentielle qui nous guide.

Votre structure existentielle en action

La Structure qui nous façonne d’un point de vue psychologique va donc encadrer notre comportement pendant toute notre vie, et ce tout en restant parfaitement loyale à sa propre réalité. Cela implique que chaque fois que nous créons un lien avec un objet réel ou existant (et non quelque chose de virtuel ou d’imaginaire), la Structure nous encourage à matérialiser ou rendre réelle la relation en question. Après tout, une relation réelle ou matérialisée correspond à une réalité et à une matérialisation effective : c’est ce qui existe maintenant, ce qui est présent.

Ainsi, nous sommes essentiellement guidés par notre Structure, et nous avons donc tendance à confirmer ce qui constitue une confirmation, et à contredire ce qui est une contradiction.

Quand, par exemple, nous entendons une musique qui nous plaît (nous apprécions cette musique parce que la mélodie et le rythme confirment la réalité de notre Ego), nous avons envie de fredonner et de suivre le rythme. Pourquoi? Parce que nous prenons part d'un point de vue relationnel à un événement confirmant. Puisqu’il existe déjà un lien relationnel avec l’air que nous écoutons, la Structure nous pousse donc à matérialiser notre lien relationnel : c'est une réalité relationnelle qui doit se manifester structuralement. Pour rappel, la Structure tend toujours à manifester l'état de notre réalité psychologique. Le fait de prendre part à la relation nous permet de mieux refléter la réalité relationnelle de notre identification en tant que sujet avec l'objet confirmant en question.

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L’évolution de votre comportement relationnel

Structural PsychologyPendant la petite enfance, votre participation à votre contexte commence simplement. Vos cinq sens sons stimulés pas l’activité relationnelle que vous entretenez avec les événements et les gens qui vous entourent. Ce type d’activité relationnelle vous permet d’obtenir de votre Contexte les confirmations de base dont vous avez besoin pour survivre. Plus les relations sont explicites, plus vous répondez explicitement à cette expérience.

Par conséquent, les objets qui vous renvoient une confirmation sont ressentis en tant que tels car ils confirment votre Relationnabilité, et vous attirent. Les objets qui menacent de vous contredire deviennent contradictoires, et sont donc sujets à objection.

Autrement dit, du matin au soir, vous passez votre temps à rechercher les confirmations et à éviter les contradictions. C’est ce qui vous fait avancer.

Ainsi, votre structure existentielle vous oblige à être en relation avec votre Contexte. En effet, vous êtes un être relationnel, et si vous n’étiez pas actif d’un point de vue relationnel, vous seriez en « contradiction » avec la Structure qui, pour sa part, rejette toute contradiction.

La manifestation de notre activité relationnelle

Notre activité relationnelle se manifeste de façon simple: nous la ressentons. Ce ressenti relationnel, à son tour, déclenche une réponse émotionnelle, qui va non seulement se manifester par un comportement donné, mais aussi créer de nouveaux comportements.

Les réponses émotionnelles humaines, si insignifiantes soient-elles, forgent le comportement humain de part leur nature, mais elles servent également à confirmer l’importance et la portée structurale de toutes les activités relationnelles humaines. Lorsqu’une contradiction nous menace, nous ressentons de la « peur ». Lorsque nous sommes en cohérence avec notre Contexte, nous ressentons de la joie. La perte de relations avec les objets favorisant la confirmation débouche sur un sentiment de tristesse, une incapacité à neutraliser des contradictions passées ou présentes, et provoque un sentiment de rage. Bien que les émotions reflètent des états structurels extrêmement complexes (ce sujet est évoqué plus loin), elles confirment notre activité relationnelle et nous permettent d’identifier ce que cette activité implique d’un point de vue structurel.

Etant donné que la Structure dicte un comportement en cohérence avec sa propre configuration, lorsque nous trouvons confirmation dans un objet ou un événement, nous avons tendance à le confirmer (cette confirmation peut être tout-à-fait insignifiante, comme, par exemple, le fait de remarquer tout simplement la présence de l’objet ou de l’événement en question). Lorsqu’une contradiction potentielle se présente, nous ressentirons une menace et nous tenterons de l’éviter. Si la contradiction se produit malgré tout, la Structure nous incite à « contredire » ou « neutraliser » la contradiction. Lorsque les opportunités de confirmation sont limitées (il ne se passe pas grand-chose d’intéressant) la Structure utilise les expériences virtuelles emmagasinées afin de mettre progressivement en oeuvre l’activité relationnelle qu’elle exige. Par conséquent, nous nous mettons à « imaginer », « penser » et « réfléchir » à l’activité relationnelle dont nous ressentons le besoin. Il est intéressant de noter que par rapport à une relation réelle, les relations virtuelles offrent un impact émotif et une confirmation certes moins efficaces et satisfaisants, mais suffisamment adéquates pour palier à la réalité manquante.

Plus un objet s’identifie à la Relationnabilité de notre Ego, plus nous désirons que cet objet nous confirme, et plus nous cherchons à confirmer cet objet. Moins un objet s’identifie à la Relationnabilité de notre Ego, plus nous prenons de la distance. L’objectif premier de l’Ego étant après tout de ressentir sa Relationnabilité sous forme d’un objet, plus nous avons de relations dans ce sens, plus nous sommes susceptibles de réaliser l’objectif relationnel de la Structure.

Prenons l’exemple des odeurs corporelles, celles qui vous repoussent lorsqu’elles émanent d’un autre que vous. Cependant, lorsque vous sentez votre propre odeur, la Structure reconnait un moyen efficace de confirmer la Relationnabilité de votre Ego et agit immédiatement. Quoi de plus
parfait d’un point de vue relationnel que de percevoir sa propre Relationnabilité, pas uniquement au travers du monde des objets, mais également comme étant directement associée à l’Ego ?

Attraction et répulsion
Une expérience esthétique

Structural Psychology

La perception des valeurs, y compris votre sens de l’esthétique, sont des événements psychologiques particuliers puisqu’ils n’émanent pas de l’objet en question mais plutôt de vous, le sujet. La perception des valeurs dérive généralement des expériences relationnelles du sujet, et chez le sujet humain, on vit le monde des objets singulièrement à sa façon : ce qui semble attirant ou répulsif pour l’un ne suscite que de l’indifférence chez l’autre. Pour qu’un objet revête de l’importance, la Relationnabilité de cet objet doit faire vibrer votre Ego, ou vous-même, sinon il ne représentera rien de particulier pour vous.

Ces valeurs peuvent nous sembler universelles, mais elles ne le sont pas. Nous ne sommes pas tous nécessairement attirés par les glaces ou Mozart, ni repoussés par la mort ou la téléréalité. En effet, ce qui détermine au final la valeur que nous attribuons à un objet ou un événement déterminé va dépendre non seulement de notre structure psychologique mais également de notre lien avec le monde dans lequel nous évoluons.

Les relations qui impliquent le Moi génèrent typiquement des émotions telles la joie, la jalousie, l’euphorie ou la colère. Ces émotions mettent en jeu d’autres facteurs, tels le contrôle, le jugement, l’approbation ou la désapprobation. Quand le Moi est contourné pour permettre à l’Ego de créer un lien direct avec l’objet ou l’événement, ce sont des émotions bien différentes qui entrent alors en jeu. En effet, le lien direct avec votre Ego agit comme une drogue et lui permet de « faire du free-basing » ce qui procure un sentiment d’euphorie, d’exaltation, d’extase, et d’émerveillement, ou bien au contraire, de répulsion, de répugnance, de terreur, ou de dégoût. La raison pour laquelle certains objets (un coucher de soleil, une peinture ou une personne exceptionnellement belle, une oeuvre musicale, un certain type de nourriture, etc.) nous fascinent tient au fait que l’expérience se déroule directement entre l’Ego et l’objet, transcendant ainsi la corruption existentielle qui est souvent présente lorsque le Moi est impliqué.

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Qu’est-ce que la pensée?
Qui est votre « Moi »?
Qu’est-ce que la conscience?

Structural Psychology“Je me parle toujours à moi-même. Je me demande qui parle et qui écoute. Qui est mon Moi dans tout ça ? »

Vous êtes une créature unique. C’est principalement parce que vous êtes non seulement capable de réfléchir de manière subconsciente au monde qui vous entoure, mais également d’y penser de manière consciente. La « réflexion » a lieu lorsque votre Ego établit des comparaisons conscientes entre les objets et les événements. La pensée, qui ne se limite pas à une réflexion, ne peut se produire que lorsque l’Ego compare les objets et les événements en fonction du Moi. C’est l’activation ou l’utilisation du Moi pendant la réflexion qui permet à la conscience humaine et à la pensée de se produire. Etant donné que l’Ego est incapable de percevoir son Moi avant que ce dernier ne soit objectivement « représenté », il en découle que pour qu’un sujet deviennent conscient et « pense », la matérialisation du « Moi » doit d’abord se faire.

La création du “Moi”
La représentation contextuelle de votre Ego

Pendant les premiers mois de la petite enfance, votre vie psychologique consiste à vivre nombre d’expériences physiques subconscientes. Vous goûtez, entendez, sentez, voyez et ressentez le monde qui vous entoure, et pourtant vous n’avez pas la moindre idée que vous êtes directement impliqué dans ces expériences relationnelles. La prise de conscience de l’existence de votre propre personne n’a pas encore eu lieu, car cela ne peut se faire : le Moi est encore en attente de création.

Le développement du Moi a lieu lorsque ceux qui vous entourent (autrement dit votre Contexte vivant) commencent à identifier des objets et des événements relationnels qui sont spécifiquement liés à votre personne. Grâce aux autres, vous percevez que vous êtes, par exemple, fabuleux, souffrant, mignon, grand, amusé, assoiffé, trop bruyant, trop silencieux, beau, endormi, magnifique, mauvais, en train de manger quelque chose de sucré, assourdi par un grand bruit, heureux, affamé, rassasié, fatigué, en train de sentir quelque chose, plein d’énergie, drôle, méchant, gentil, en train de voir la couleur rouge, désordonné, ordonné, et ainsi de suite. Petit à petit, votre Contexte vous renvoie l’image de qui et à quoi votre Ego doit ressembler. Cette image, qui émane de votre Contexte vivant, deviendra votre Moi. Cet endroit, qui réside au sein de votre Ego et qui dépend de votre contexte rend la conscience et la pensée possibles.

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L'émergence de la pensée

Le Moi est créé lorsque votre Contexte identifie les objets et les événements avec lesquels ils pensent que vous êtes lié, et vous renvoie un écho relationnel de cette identification. Pour cette raison, le Moi est un événement strictement contextuel alors que l'Ego réserve une portion de son contenu pour l'activité contextuelle auto-consciente. En un mot, lorsque vous pensez, il se peut que votre Ego passe à côté de l'activité relationnelle en cours, mais votre Moi raisonne parfaitement bien.

Ainsi, on peut se poser la question de qui parle et de qui écoute lorsque nous parlons tous seuls. En réalité, c'est le Moi qui fait tout. En effet, lorsqu'une partie du Moi communique contextuellement avec l'autre, notre "communication imaginaire" prend corps. Il s'agit de rappeler que chaque fois qu'une représentation de notre Ego est renvoyée par notre Contexte, une représentation du Moi est créée. Il suffit de créer le lien entre ces représentations pour que la pensée consciente ait lieu.

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La réalité relationnelle; la virtualité relationnelle

Structural PsychologyEn termes relationnels, la différence entre la réalité et la virtualité ou l'imaginaire est infime. En effet, tenter de différencier ces deux niveaux d'existence peut mener à une confusion et à une incompréhension relationnelle. Fréquemment, les relations virtuelles sont vécues comme étant réelles et vice versa. En effet, la seule différence entre les relations réelles et virtuelles tient au fait que dans les relations virtuelles, le "sujet" contrôle la relation, et non pas l'objet. En effet, l'efficacité psychologique de toute activité relationnelle est directement déterminée par le positionnement du contrôle relationnel.

Lorsque vous créez un lien avec un objet ou un événement "dans votre tête" vous le faites virtuellement et vous avez donc le contrôle de cette relation. Lorsque vous vous engagez dans des relations virtuelles, vous percevrez l'impact émotif de cette relation partiellement, mais pas totalement. Après tout, cette relation est virtuelle et vous en êtes conscient. D’ailleurs, vous en êtes
pleinement conscient et vous avez le contrôle de ce qui va se produire entre vous et vos pensées. Lorsque votre lien au monde est virtuel, vous êtes en mesure de manipuler vos relations comme vous l'entendez. Vous pouvez obtenir à votre guise des objets qu’ils confirment ou contredisent votre Relationnabilité. Vous pouvez neutraliser ou compenser ces contradictions, les créer et les détruire comme si elles existaient vraiment. Mais elles n'exisent pas. Elles ont perdu leur vrai pouvoir relationnel, et parfois, c'est justement cela qui vous plait.

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Atteindre un objectif:
L’exposition et la nature relationnelle de “l’effort”

Structural PsychologyLa quête d’un objectif est une forme de comportement typique de l’être humain. Les objectifs sont ce qu’ils sont parce qu’ils constituent une promesse de confirmation de la Relationnabilité du Moi ou de l’Ego, ou des deux en même temps. Pour atteindre un objectif, il est généralement nécessaire de fournir un minimum d’effort. Curieusement, tout effort « expose » la Relationnabilité de la personne qui le fournit. Si, par exemple, vous devez faire une rédaction pour l’école, et vous fournissez un effort pour obtenir un bon résultat, vous soumettez votre capacité à vous mettre en relation, autrement dit votre Relationnabilité, au jugement de votre Contexte. Lorsque l’effort fournit est moindre, ou inexistant, vous vous exposez moins. Quoi que vous fassiez, lorsque vous fournissez un effort dans l’accomplissement d’une tâche, vous placez votre Relationnabilité sur « l’avant scène » pour obtenir une confirmation ou une contradiction. Plus l’effort est important, plus vous exposez votre Relationnabilité, plus vous êtes vulnérable à l’impact émotif et structurel de la confirmation ou de la contradiction contextuelle. Au contraire, en réduisant l’effort fournit au niveau contextuel, vous réduisez votre potentiel d’exposition à une contradiction contextuelle..

L’exposition et la fable du renard et du raisin

Structural PsychologyLorsque le résultat de l’effort fournit est décevant, ce n’est pas l’effort en lui-même qui contredit le sujet en question, mais plutôt le résultat. Prenons l’exemple de Jean qui apprend qu’il ne pourra pas participer au meeting aérien : implicitement, le meeting devient « peu amusant ». Un objectif qui ne peut être atteint ne constitue pas un objet ou un événement confirmant. Bien au contraire, c’est une contradiction, et les événements contradictoires sont toujours « peu amusants ». Comme le renard et le raisin dans la fable de La Fontaine, lorsque Pierrette ne peut attraper les belles grappes de raisin qui pendent de la treille, elle réagit en « défendant » son Ego d’une réalité occulte et indésirée. Elle estime donc que le raisin est encore « trop vert », et donc « bon pour des goujats »,
puisqu’il se pose en contradiction de son désir de le manger. Pierrette ne va pas « rationaliser » la valeur de son objectif, elle va tout simplement ressentir la contradiction qu’il représente.

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Types spécifiques d’objectifs à atteindre

L’effort humain se manifeste sous deux formes. Soit il émane directement de l’Ego, soit du Moi. Si un effort n’est pas motivé par le Contexte, il ne sera pas soumis aux effets de la contradiction contextuelle.

Prenons par exemple le cas de Marie qui aime peindre les paysages. Peu de personnes dans son Contexte apprécient son art. Cependant, Marie ne se laisse pas affecter par leurs opinions contradictoires, puisque la confirmation relationnelle qu’elle recherche n’est pas liée à son Contexte. Marie peint ces paysages pour confirmer son Ego, non pas son Moi. Les efforts qui sont liés au Contexte, au contraire, impliquent l’exposition potentielle du Moi à une contradiction contextuelle. Pour en revenir à Marie, donc, si elle produit des paysages pour impressionner ou satisfaire son Contexte, et si peu de personnes apprécient son travail, c’est son Moi qui sera affecté au lieu de son Ego.

Un Ego parfait

Structural PsychologyLa Relationnabilité de l’Ego constitue la représentation psychologique de votre existence, et elle est qualitative de part de sa nature. Puisque l’Ego est qualitatif, il ne peut être quantifié et n’est donc pas soumis aux jugements. L’Ego, « est » ou « n’est pas ». La Relationnabilité de l’Ego n’a donc aucune valeur contextuelle : elle est, ou elle n’est pas. En d’autres termes, on ne peut pas exister « plus ou moins », soit on existe, ou pas : de la même façon, notre Ego ne peux pas être « plus ou moins » pourvu de Relationnabilité. Un Ego donné ne sera ni meilleur, ni pire, ni plus ou moins fort ou important qu’un autre. Du moment que vous êtes en vie, vous avez toute la Relationnabilité dont vous avez besoin, et c’est parfait.

L’Ego, le Moi, et le “contrôle” contextuel

Comme nous l’avons vu ci-dessus, l’Ego et le Moi ne peuvent être définis comme deux parties distinctes qui s’unissent pour former le « vous psychologique ». En réalité, l’Ego et le Moi représentent les façons dont votre Structure établit le lien avec le monde qui l’entoure. L’Ego est le point primaire de départ de votre vie relationnelle, et de ce fait, il est la première représentation de votre existence. Essentiellement, il correspond à qui vous êtes vraiment, et il est au centre de votre quête vitale de confirmation. L’Ego n’est pas impliqué dans les évaluations ou les jugements. Cette tâche est accomplie par le Contexte. L’Ego est entièrement tourné vers la recherche et enfin l’obtention de la confirmation de la réalité de son existence..

Ceci ne veut pas dire que l’Ego n’est pas affecté par les interactions relationnelles du Moi, ce qui peut effectivement arriver. Si le Moi est contredit, l’Ego s’en aperçoit puisqu’il est le premier représentant de l’existence de l’homme. Pourtant, lorsque l’Ego est touché par la contradiction, il n’y peut rien. La contradiction est de nature quantitative, alors que l’Ego est une entité qualitative. Lorsque les contradictions empêchent l’Ego d’obtenir les confirmations qu’il recherche (créant un sorte de contradiction des besoins structurels de l’Ego), seul le Moi est en mesure de réagir pour lutter contre, compenser ou neutraliser ce qui constitue un obstacle pour l’Ego.

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Qu’en est-il du Contrôle et de son lien avec la contradiction?

La contradiction est assimilable à une bombe atomique tant elle peut être le meilleur ami du Moi, mais également son pire ennemi. En d’autres mots, soit l’exposition à la contradiction vous permettra de construire un répertoire solide de tactiques défensives, compensatoires ou neutralisantes qui vous aiderons à contrecarrer ses effets destructeurs, soit elle vous rendra fou. Or, le Moi ne dispose que d’un seul outil efficace pour obtenir une confirmation ou pour faire face à une contradiction : il s’agit du « contrôle » qu’il peut exercer sur son Contexte. D’un point de vue relationnel, avoir « le contrôle » implique « exercer le pouvoir ». Curieusement, bien que le contrôle soit vital pour le Moi, il est inutile pour l’Ego. Ce dernier n’est concerné que par les problématiques qualitatives, alors que le contrôle, lui, est inhérent à ce qui est de nature quantitative. Lorsque la confirmation destinée à l’Ego est bloquée, c’est souvent le Moi qui intervient pour remédier à l’interférence et faire le nécessaire afin de permettre à la confirmation d’avoir lieu. Pour rappel, tout ce qui affecte le Moi, affecte l’Ego, et vice-versa.

Mais alors, que font l’Ego et le Moi lorsqu’ils ont besoin d’une bonne dose de confirmation à l’état pure, incontrôlée et sans notion de jugement ? Quel type de relation échappe à l’oeil critique du Contexte pour permettre à l’Ego et au Moi de maintenir leur équilibre relationnel ?

En général, l’activité relationnelle non réfléchie (toute activité qui n’implique pas de pensée) offre un certain degré de confirmation à l’Ego. °Cependant, il semblerait que certains types d’activités relationnelles favorisent une confirmation dont la signification existentielle est supérieure. .

En voici quelques exemples.

When we eat or drink, we lose much of our control to the experience. We’re allowed to by the Context because eating is linked to survival. The same holds true when we fall in love, the Context lets us behave as we wish. We’re supposed to be out of control when we’re in love. If we’re tired and fall asleep, the Context rarely will criticize our decision to rest, and if we fall ill, it will leave us well enough alone; may even come to our aid. Body functions like sneezing, complaining from pain, urinating, verbally expressing pleasure, coughing, defecating, yawing, sighing, etc, are non-contextually relevant behaviors as well. Contemplating beauty, having an orgasm, stretching, laughing, or crying uncontrollably, are not considered Context pertinent either and, therefore, are perfect sources for non-threatening confirmation. In short, almost any behavior that the Context feels is ‘ none of its business’; both the self as well as the Ego will experience as a good source for revalidation of their existential reality. This is why each time we find an object or event we sense is not susceptible to contextual intervention we go for it like a bear goes for honey. After all, the Structure is such that all living organisms implicitly lust for survival and we are no different. Relational confirmation is, after all, that which sustains our survival so quite naturally we will desire it.

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Le Moi contrôlable: le pourquoi du déni.

Votre Moi est donc un phénomène purement contextuel. Etant donné que tout ce qui est contextuel est de nature quantitative, le Contexte s’attend à ce que votre Moi soit contrôlable ou discipliné. C’est pourquoi lorsque le Moi agit, son comportement est susceptible d’être évalué ou jugé. Un exemple suit.

Imaginons que vous ayez invité des amis pour goûter votre fameuse tarte à la cerise. Cette fois-ci, par contre, au lieu de fabriquer un dessert succulent, vous avez tout fait brûler. Votre Moi se met à la recherche d’un responsable. Après tout, vous avez invité vos amis pour leur faire goûter votre tarte, et ils vont se demander ce qui s’est passé.

Alors, à qui la faute ? A qui attribuer votre Relationnabilité trop défaillante pour faire une belle tarte ? Vous savez que ça ne pouvait pas être votre Ego, dont la Relationnabilité est parfaite. Etait-ce votre Moi alors ? Après tout, il arrive à tout-le-monde de se tromper. En tout cas, c’est ce que votre contexte n’a de cesse de vous répéter. Bon, alors qui a donc fait brûler cette tarte ?

Dans votre quête d’un coupable, vous vous demandez si votre four nécessite une révision, vous vous souvenez d’avoir été distrait par un coup de téléphone, vous vous dites que vous étiez trop fatigué ou bien que vous auriez dû vérifier la recette encore une fois. Quelle que soit la cause de la tarte gâchée (le four, le coup de téléphone, la fatigue, le manque de connaissances), vous savez que vous (le vrai vous… votre Ego) n’étiez pas à l’origine de l’erreur. Ce n’est pas possible. Aucun être humain ne possède une structure existentielle capable de s’identifier à une contradiction, et pourtant, c’est exactement ce que votre Contexte, et peut-être même votre Moi, vous renvoie comme une accusation. C’est ainsi que nous nions implicitement d’être contradictoire lorsque notre Contexte nous le dit. Nous ne pouvons pas être en contradiction avec nous-mêmes, et nous ne pouvons pas admettre que notre Contexte pense cela de nous. Notre structure psychologique tient les accusations d’auto-contradiction en horreur. C’est pour cela que lorsqu’un sujet « nie » toute identification à une contradiction, ce n’est pas à cause d’un mécanisme de défense automatique contre une vérité qu’il ne veut pas entendre. Ce déni de toute contradiction provient du fait qu’il doit représenter correctement la réalité de sa Structure. Etant donné que la Structure de l’être humain ne peut s’identifier à une contradiction, c’est la réalité que tous les humains doivent représenter, à défaut de quoi ils risqueraient de se retrouver en contradiction avec eux-mêmes.

Pourquoi on adore détester

Il est facile de constater que nos Contextes sont constamment à l’affut de la moindre faute. Cela peut prendre des allures de chasse à cour mise en scène par le Contexte. Mais pourquoi donc ? Pourquoi nos Contextes sont-ils si contents de trouver un coupable ? Et pourquoi le sommes-nous au même titre, puisque nous sommes le Contexte aux yeux des autres. Encore une fois, c’est une question de Structure.

En tant que Contexte, chaque fois que nous sommes en mesure d’identifier un coupable – c’est-à-dire quelqu’un qui s’est contredit en commettant une erreur, c’est l’opportunité pour nous de “neutraliser” ce comportement contradictoire par l’impunité, opportunité que nous sommes toujours prêts à saisir. Après tout, chacun de nous a un vécu personnel de contradictions non-résolues, celles-là mêmes qui demandent à être neutralisées sans jamais y parvenir pour autant. Lorsque nous pensons que quelqu’un est en contradiction avec lui-même de façon injustifiable parce qu’il a contredit (par l’insulte ou le refus d’obtempérer aux règles contextuelles) son Contexte (nous), nous saisissons aussitôt l’occasion pour neutraliser cette contradiction car cela nous permet, par la même occasion, de neutraliser une part de nos propres contradictions accumulées. C’est pour cela qu’on « adore détester », car nous sommes en quête de chaque occasion de neutraliser nos propres erreurs, ce qui nous rapproche pas à pas vers le renouvellement de notre équilibre existentiel.

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La logique relationnelle, la valeur et le « bon sens »

Prenons l’exemple du soi-disant « bon sens » : le plus souvent, on suppose que celui-ci existe en dehors de la relation que nous maintenons avec notre Contexte. Or, en réalité, ce « bon sens » est issu exclusivement des circonstances relationnelles s’appliquant à une personne ou à un groupe spécifique. Il en découle que ce qui est pris pour du bon sens par le sujet X ou par le groupe A, peu sembler totalement « illogique » pour le sujet Y ou pour le groupe B.

C’est ainsi que Mathieu et sa famille, par exemple, sont étonnés que leur voisin ait payé, « contre toute logique », 1000 Euros pour une vielle table qu’il a déniché dans une brocante. Pourtant, lorsqu’ils apprennent que cette même table a été revendue pour 6000 Euros aux enchères, ils commencent à voire la « logique » derrière cet achat. Après tout, c’est le « bon sens » même que de gagner de l’argent.

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Les comportements « hérités »

Structural PsychologyComme nous l’avons vu, la survie psychologique est un phénomène relationnel, qui dépend donc de comment vous vivez la relation avec les autres objets et les autres gens. Réciproquement, la survie psychologique des autres dépend de comment leur Relationnabilité résonne avec « leurs » Contextes (vous, moi, et tous les autres). Finalement, nous sommes tous dans le même bateau relationnel.

D’un point de vue psychologique, nous sommes donc totalement dépendants de la confirmation contextuelle. Etant donné que nous sommes des êtres relationnels, la survie nous est impossible sans Contexte. La confirmation de la réalité existentielle que nous sommes est donc une exigence 24 heures sur 24. En l’absence de ce flot de confirmation consciente ou subconsciente, nous serions « figés ».

D’ailleurs, cette dépendance à la confirmation contextuelle permet de former la personne que vous devenez, et c’est donc un facteur primaire dans la création et dans l’évolution de votre comportement. Etant donné que votre objectif psychologique premier est celui d’obtenir la confirmation de votre Relationnabilité et que votre Contexte en est l’unique source, vous identifiez implicitement le « processus de confirmation » avec la façon dont « vous » avez obtenu une confirmation par le passé. Si votre Contexte avait pour habitude de confirmer votre Relationnabilité par la gentillesse, l’amour et la compréhension pendant vos années formatives, il y a de fortes chances que vous confirmerez la Relationnabilité des autres de la même façon. En contrepartie, si la cruauté, les abus, et la violence ont servi à confirmer votre Relationnabilité, il est probable que vous choisirez les mêmes méthodes pour confirmer la Relationnabilité des autres en tant qu’adulte. La confirmation que vous avez obtenue pendant les années formatives du Moi constitue votre référence principale quand il s’agit de savoir « à quoi ressemble » une confirmation. Cette expérience est donc la seule que vous ayez comme référence lorsque vous tentez de « confirmer » la Relationnabilité des autres. C’est pour cette raison que nous avons généralement tendance à répéter les comportements de nos prédécesseurs.

Il est important de rappeler, cependant, que nous n’arrivons pas dans la vie comme une « page blanche ». Certains traits de caractère et de personnalité sont déjà inscrits et pèserons lourdement sur l’issue des échanges relationnels, même ceux de notre Contexte principal. Ceci implique que selon notre patrimoine génétique, notre perception individuelle de la confirmation est susceptible d’être très différente de celle de notre Contexte. Ceci dit, d’une manière générale, c’est le comportement confirmationnel de notre Contexte principal, celui de notre père, de notre mère, de nos frères, de nos soeurs, qui va fortement influencer notre propre façon de confirmer ou de contredire les autres tout au long de la vie.

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The ugly face of contradiction (to be translated)

Structural PsychologyBien qu’elle soit susceptible de naître de toute activité relationnelle, la contradiction existentielle est en réalité notre pire ennemi.  Nous sommes tous différents, et les différences mènent inéluctablement à la contradiction.

Il existe deux types de contradiction, directe et indirecte, et les deux sont liées.  Les contradictions directes sont celles qui renversent les intentions confirmationnelles du sujet : Pierre tente de fermer un bocal de mayonnaise à plusieurs reprises, sans succès.  Les contradictions indirectes émanent des exigences ou de la non coïncidence (les besoins de l’Ego sont contredits par le Contexte) : les parents de Marc souhaitent qu’il devienne un homme d’affaire chevronné, mais Marc n’a aucune aptitude dans ce domaine.  On gère généralement les contradictions directes par la « neutralisation ».  La contradiction est contredite : Pierre balance son pot de mayonnaise contre le mur et le casse.  Les contradictions indirectes sont gérées par la compensation, en répondant aux attentes « selon ses propres règles » : Marc devient le bras droit d’un homme d’affaire chevronné plutôt que de l’être lui-même.  Il aura ainsi du succès « dans les affaires » à sa façon.

Quelle que soit l’origine de la contradiction, ou la manière dont elle se manifeste, le sujet tentera d’éliminer ses effets destructeurs par n’importe quel moyen disponible.  Les contradictions directes, par exemple, peuvent être affrontées par la compensation, et la non coïncidence peut être repoussée par la neutralisation.  Peu importe le cas de figure, la plupart des efforts pour éliminer la contradiction sont soit insuffisants, soit inefficaces, et peuvent le plus souvent être à l’origine de conflits structuraux supplémentaires.

La contradiction et l’équilibre relationnel
L’équilibre relationnel et la santé mentale

La recherche de l’équilibre ou de la coïncidence entre l’Ego et son Contexte constitue un des éléments clef dans le maintien de la santé mentale.  La coïncidence avec son Contexte crée de la joie, du consentement, de la satisfaction.  Cela procure également une « image de soi » positive, et donc un fort sentiment de « confiance en soi ».  La non coïncidence et le déséquilibre relationnel, d’un autre côté, aboutissent à la tristesse, la frustration, le désespoir, une image de soi négative et peu de confiance en soi.  Si vous aimez lire, construire, organiser, si vous êtes mélomane, et que votre Contexte admire tout cela en vous, votre Ego « coïncide » avec votre Contexte, il est en « équilibre » et tout va bien.  Si, par contre, votre Ego « ne coïncide pas » avec les valeurs contextuelles, vous serez en « déséquilibre » avec votre Contexte, et donc vous vous sentirez constamment contredit par ce Contexte non coïncidant.

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Le pouvoir relationnel de l’objet animé

Structural PsychologyIl suffit que je jette un coup d’oeil à ma copine pour savoir qu’elle va me faire ma fête.  Mon chien à l’air de savoir ce que je pense aussi.

Parmi tous les objets faisant partie de nos Contextes de référence, ce sont les objets animés qui présentent le plus de pouvoir relationnel.  Les objets animés ont une capacité exceptionnelle d’expression et communiquent ainsi le degré de valeur relationnelle que vous représentez pour eux.  Une amibe ou une mouche ne sont peut-être pas de bons exemples de créatures vivantes expressives, mais si l’on pense à une perruche bien dressée ou à son bon vieux chien de compagnie, on se rapproche considérablement de communicateurs relationnels tout à fait satisfaisants.  Et qui sont donc les meilleurs communicateurs ?  Les êtres humains, bien entendu, et on peut même dire qu’ils fonctionnent en véritables « centrales » d’expression relationnelle.  Ils représentent donc la plus efficace source d’écho relationnel à notre disposition..

Le pouvoir de la pensée humaine

Structural PsychologySavoir ce que pensent les autres de nous et vice versa est une expérience quasiment virtuelle, puisqu’il s’agit principalement d’un jeu de devinettes.  Cependant, cela représente la part du lion dans le fonctionnement de notre monde psychologique.  Après tout, lorsque nous « pensons » à d’autres choses ou à d’autres personnes, nos pensées contiennent inévitablement un jugement de valeur concernant le statut de leur Relationnabilité.  Pour rappel, les jugements de valeur confirment ou contredisent les relations, et à ce titre, ils revêtent une certaine importance.  Etant donné que notre comportement est gouverné soit par les confirmations soit par les contradictions que nous recevons de notre monde contextuel, la façon dont nos pensées évaluent la Relationnabilité des autres et dont nous estimons que les autres évaluent la notre, constitue une motivation primordiale dans notre comportement.

Afin de mieux comprendre le pouvoir de la pensée, il convient de réfléchir à ce qui suit.  Tous les ans, de nombreux auteurs publient des millions de livres, d’articles de magazine, d’articles de fond, uniquement dans le but de faire connaitre leurs pensées aux autres.  Votre apparence physique vous importe, mais uniquement en fonction de ce que pensent les autres.  Les gens affichent des autocollants sur leurs voitures, des posters politiques sur leurs murs, ou leur carrière sur un CV tout simplement pour susciter une appréciation spécifique chez les autres.  Ce que nous pensons qu’un proche pense de nous provoque chez nous de la joie ou de la tristesse, de l’espoir ou du désespoir, de la fierté ou de la honte.  Peu de personnes refuseraient qu’on érige un monument à leur mémoire sur la place du village après leur mort.  Comme cela, au moins, quelqu’un pensera à eux.  (Se peut-il que les pensées aient le pouvoir de donner la vie ?)  Nous ornons les tombes de nos défunts and nous pensons à eux en espérant peut-être qu’en quelque sorte, nos pensées pourraient affecter leur statut existentiel.  Nous nous sentons coupables lorsque nous oublions de souhaiter l’anniversaire d’un ami, quand nous arrivons en retard à une soirée, ou quand nous offensons accidentellement quelqu’un que nous admirons, mais seulement à cause de ce qu’ils vont penser de nous.  Nous nous préoccupons même de ce que pensent les personnes avec qui nous n’avons quasiment aucun contact, comme un passant, ou le vendeur de journaux.  En réalité, ce que nous pensons des autres et ce qu’ils pensent de nous est aussi vital à nos existences psychologiques que l’air que nous respirons.

L’attente et l’exigence : ennemi public numéro 1?

« L’autre jour, j’allais prendre ma chemise bleu foncé dans l’armoire quand Karen m’a crié du rez-de-chaussée : ‘Tu sais quoi ?  Tu vas mettre ta chemise bleu foncé ce soir.’  C’est bizarre, tout de suite après je n’avais plus envie de la mettre. »

L’exigence et notre structure relationnelle

Structural PsychologyLorsque quelqu’un exige ou attend quelque chose de nous, il nous est souvent difficile d’y répondre.  Et pourquoi donc ?  Parce que l’exigence ne nous appartient pas d’un point de vue relationnel, alors que quelqu’un veut nous faire croire que oui.  Pour rappel, les relations se produisent entre sujets et objets, c’est-à-dire vous et l’autre personne, ou vous et l’autre chose.  Ainsi, afin de maintenir l’intégrité relationnelle de la Structure, tout le monde, y compris votre Moi, doit savoir à qui appartient vraiment votre comportement : vous, ou quelqu’un d’autre.  Autrement dit, chaque fois que vous adoptez un certain comportement, celui-ci doit se conformer à une polarité relationnelle (sujet-objet).  Sans cela, il sera impossible pour vous de suivre ce comportement.  C’est pour cela que nous sommes si profondément affectés par l’attente ou l’exigence.  Lorsque quelqu’un exige que nous fassions quelque chose, non seulement on nous demande d’ignorer la réalité de notre Structure, mais en plus on attend que nous la contredisions.

On répond pourtant à toutes sortes d’exigences au quotidien, mais c’est parce que leur polarité relationnelle est bien positionnée.  C’est le cas lorsque tout le monde sait d’où vient l’exigence.  Si, par exemple, on demande à un sujet de faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire, il lui suffit de montrer son désaccord pour que la polarité relationnelle soit correctement repositionnée et que le sujet réponde à l’exigence.  Si Jerry répond à sa mère : « C’est pas vrai, faut vraiment que je le fasse ? », cela suffit pour bien positionner la polarité relationnelle de Jerry et lui permettre de répondre à l’exigence.  Si, toutefois, Jerry n’est pas en mesure de communiquer son désaccord avec la tâche demandée, il ne pourra pas la compléter.

Le pouvoir de l’exigence peut nous surprendre.  Certains types de comportement peuvent même être arrêtés en plein déroulement par l’apparition inattendue d’une exigence.  Si, par exemple, vous prévoyez de faire quelque chose et que soudainement quelqu’un vous dit qu’il « attend » justement cette chose de vous, la seule façon dont vous allez pouvoir répondre à cette exigence sera en démontrant que vous étiez à l’origine de cette action (« C’est ce que j’allais faire ! »).  Si, toutefois, vous ne parvenez pas à régler la polarité relationnelle (en faisant une déclaration aux autres, ou tout simplement à votre Moi), vous ne pourrez répondre à cette exigence.

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Votre Contexte, votre “Moi” et l’exigence contextuelle

Structural PsychologyPendant votre croissance relationnelle, l’exigence contextuelle s’insinue petit à petit dans votre quotidien.  C’est obligé.  L’Ego ne peut pas être éternellement en coïncidence avec les objectifs relationnels de son Contexte (Billy veut jouer toute la journée puis passer la nuit dans le lit avec papa et maman – malheureusement, ces derniers ont leur vie à mener aussi).

Une fois qu’un enfant est en contact relationnel avec son Contexte, il conclut rapidement « que les exigences se répètent et se suivent ».  Après tout, le Contexte de l’enfant a besoin de confirmation tout comme lui, et parfois le comportement de l’enfant peut être gênant pour son Contexte

C’est pour cela que l’apparition d’un déséquilibre relationnel, par exemple lorsque vous voulez faire quelque chose que votre Contexte ne veut pas, le Contexte est obligé d’utiliser l’exigence pour obtenir les confirmations qui lui sont nécessaires.  Tout d’un coup, il n’est plus suffisant que vous soyez tout simplement vous.  Maintenant, afin d’obtenir les confirmations contextuelles dont vous avez besoin, vous devez faire ce que vous demande votre Contexte.  Cela implique qu’au sortir de la petite enfance, les confirmations contextuelles qui étaient gratuites jusqu’à présent doivent pour la première fois être « méritées ».

Maintenant, il faut manger même si vous n’avez pas faim, ou ne pas manger alors que vous avez faim, ou encore dormir lorsque vous n’avez pas sommeil et se réveiller alors que vous êtes fatigué.  Arrêter de crier, s’habiller alors que vous voulez rester nu, sourire à la demande, arrêter de marcher à quatre pattes, marcher à quatre pattes, descendre du canapé, monter sur le canapé, manger des fruits alors que vous voulez du gâteau, marcher alors que vous voulez courir, courir alors que vous voulez marcher, ranger vos jouets, sortir vos jouets.  En d’autres mots, tant que votre Moi est en construction, la liste d’exigences auxquelles vous devez répondre n’en finit pas de grandir.  C’est une bonne chose, car tout le monde sait d’où viennent toutes ces exigences, faute de quoi vous seriez figé.

Comment nous gérons les exigences

Répondre aux exigences ne s’arrête pas avec la petite enfance.  Votre vie relationnelle est remplie d’exigences.  Soit vous soumettez volontairement aux exigences d’un scénario donné (vous rejoignez un club ou une organisation en suivant les règles avec plaisir), soit vous subissez (vous êtes né involontairement dans un environnement exigent).

Quoi qu’il en soit, il existe trois façon de gérer les exigences et les attentes :  1) en neutralisant la nature contradictoire de l’exigence (contredire l’exigence en refusant de s’y plier) ; 2) en situant correctement la polarité de l’exigence (c’est-à-dire en identifiant d’où provient l’exigence, ou bien de qui elle émane) ;  3) en compensant l’exigence (pénétrer dans le milieu exigent « à ses propres conditions »).

De plus, au moment vous passez du bas âge à l’enfance, vous vous trouvez face à une autre option qui vous permet de réduire les effets contradictoires possibles des exigences.  Vous êtes en mesure d’abandonner votre relation avec la source de l’attente problématique et « aller voir ailleurs » pour obtenir les confirmations que vous recherchez.  Vous êtes désormais en mesure de vous trouver un nouveau Contexte.

Le Contexte de vos pairs

Structural PsychologyLorsque le Contexte primaire est très exigeant (vos intimes, comme vos parents et autres proches immédiats), vos pairs ou vos Contextes parallèles sont susceptibles de fournir un soulagement.  Ceci ne veut pas dire que les Contextes parallèles ou les pairs sont en mesure de prendre la place du Contexte Primaire, ni que ces Contextes-là sont moins exigeants que le premier.  A vrai dire, ils sont souvent aussi exigeants que le Contexte primaire.  Cependant, le fait de pouvoir se tourner vers un contexte parallèle présente un avantage notoire : d’une part, c’est vous qui l’avez choisi volontairement, et d’autre part, les liaisons en question permettent d’être moins exposé aux contradictions potentielles qui pourraient émaner du Contexte primaire.  Du moment que vous suivez votre propre ligne de conduite, vous cessez de suivre la précédente.

Les pairs et le conformisme
« Exercer librement le choix d’un Contexte »

Le fait de se conformer à un groupe constitue un signe ostentatoire d’appartenance à un Contexte spécifique, ce qui permet au sujet de s’assurer qu’il est bien candidat à la confirmation du Contexte, mais aussi de montrer aux autres de quelle source il obtient les confirmations dont il a besoin.  Bien que ce conformisme soit effectivement une autre forme d’exigence, celui qui s’y soumet le fait généralement volontairement, éliminant ainsi toute contradiction.

Une fois que vous êtes associé à un Contexte spécifique, celui qui n’en fait pas partie ressent une perte de pouvoir relationnel sur vous (vous n’avez plus besoin d’eux comme source de confirmation).  Le fait d’afficher votre appartenance à un Contexte parallèle est une façon efficace d’endiguer le pouvoir de contradiction du contexte précédant.  En effet, du moment que le sujet est capable de montrer qu’il suivra sa propre ligne de conduite, un autre Contexte est susceptible de ne plus le considérer comme une cible viable de contradiction..

La valeur relationnelle

Structural PsychologyEn réalité, quand on parle de valeur relationnelle on parle de Relationnabilité contextuelle, de comment vous et votre Contexte « mesurez » ou « quantifiez » la Relationnabilité d’un objet ou d’un événement.  En effet, l’objet ou l’événement n’a de valeur que dans la mesure où son pouvoir de confirmation ou de contradiction peut être quantifié ou mesuré.  C’est pourquoi les expériences auxquelles on accorde une valeur sont également contextuelles.  Il n’y a que le Contexte qui soit capable de quantifier l’existence.  Les expériences subconscientes comme le simple fait de ressentir le monde qui vous entoure not sont pas quantifiables initialement, et n’ont donc aucune valeur apparente.  Cela n’implique pas que les expériences subconscientes n’influent pas sur la Structure, bien au contraire.  Cela signifie tout simplement que la perception consciente de cette influence subconsciente revêt une « valeur » cachée qui n’apparait clairement qu’au moment où le Contexte la rend quantifiable.

Une fois que l’objet ou l’événement est perçu consciemment et que son niveau de Relationnabilité a été quantifié, il est possible de l’évaluer et de lui accorder une valeur.  On inspire toutes les six secondes, on ou se brosse les dents tous les jours, mais si on n’est pas conscient de ces expériences, elles ne représentent aucune valeur.  Autrement dit, le fait d’avoir une nouvelle Porsche, de consommer une nouvelle drogue, de rêvasser à nos dernières vacances ou de s’emballer chaque fois qu’on écoute Brahms sont toutes des expériences susceptibles soit de n’avoir aucune valeur, soit d’être fortement empreintes de leur signification contextuelle.  Cela dépend du niveau de conscience au moment de l’expérience, et donc du niveau d’implication du Moi.

La valeur et la loi de l’offre et de la demande relationnelle

Une des façons les plus communes de modifier ou même de renverser la valeur d’un objet ou un événement consiste à en manipuler l’accessibilité.  Cela peut se produire de deux façons :  1) en augmentant le niveau de difficulté pour obtenir l’objet ou l’événement, ou 2)  en modifiant la « demande » associée à l’objet ou l’événement.

Nul n’est prophète en son pays, du fait qu’il est accessible à tous.  Jeanne n’accorde aucune valeur à la vue de la Tour Eiffel puisqu’elle habite à côté.  Personne n’écoutera un violoniste renommé s’il s’installe dans le métro pour jouer, puisque ce lieu est accessible à tous.  Bien évidement, en renversant le niveau d’accessibilité on influe également sur les valeurs.  Celui qui grimpe au sommet de l’Everest est admiré car cette ascension relève de l’exploit.  Sortir dîner avec une star du cinéma présente une valeur contextuelle, car le privilège d’être en compagnie d’une personnalité n’est pas donné à tout le monde.

L’autre façon de modifier ou de renverser la valeur d’un objet ou d’un événement est d’agir sur la demande associée à l’accessibilité.

Lorsque vous apprenez que votre invité qui s’est « incrusté » chez vous depuis si longtemps va enfin partir, vous vous apercevez que finalement, il était plutôt intéressant.  Lorsque vous apprenez que le seul club de gym de la ville est sur le point de fermer, cela vous donne subitement envie d’y aller.  Votre partenaire, devenu « partie du mobilier » revêt un intérêt tout neuf dès qu’il vous annonce qu’il va peut-être vous quitter.  L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, puisque son jardin ne vous appartiendra vraisemblablement jamais.  Les exemples ne manquent pas.  Bref, si la demande diminue dans une relation, la valeur de cette dernière est susceptible d’augmenter.  A contrario, lorsqu’une forte demande est introduite dans une relation, sa valeur est susceptible de baisser.

C’est ainsi qu’un couple qui a partagé 10 ans de vie commune heureuse va se séparer peu de mois après avoir enfin signé un « contrat » de mariage.  Lorsque le médecin de Mary lui impose de manger 5 tablettes de chocolat par jour, sa passion pour cet ingrédient disparait subitement.  Votre destination de vacances rêvée devient un véritable cauchemar dès lors qu’une quarantaine est déclarée et que vous ne pouvez plus repartir pendant 6 mois.

Le pouvoir du Contexte collectif

« Quand j’ai besoin de convaincre Maman de me donner quelque chose dont j’ai envie, je lui dis que ‘tout-le-monde’ en a un.  J’ai toujours eu l’impression que ça augmentait mes chances d’obtenir ce que je voulais. »

Structural PsychologyEn général, il existe deux types de Contextes qui reflètent leur vision de qui nous sommes:  individuel et collectif.  Les Contextes individuels sont formés d’objets animés et inanimés (les choses individuelles vivantes ou non).  Les Contextes collectifs représentent des groupes d’objets animés et inanimés, comme les membres de votre communauté ou l’ensemble des chaussures dans votre armoire.

Le reflet renvoyé par quasiment n’importe quel groupe est systématiquement plus puissant que celui renvoyé par un individu.  D’un point de vue relationnel, c’est « le pouvoir du nombre ».  Un objet qui nous renvoie un écho de qui nous sommes c’est une chose, mais si cet écho est multiplié par 100, il est d’autant plus fort et ça ne passe pas inaperçu.  Notre Contexte est une source importante de confirmation, donc plus la représentation contextuelle est démultipliée, plus nous sommes motivés à adapter notre comportement contextuel.  Si votre copain Jerry vous suggère d’écouter le nouveau groupe de rock « Planet X », cela va peut-être accrocher votre attention.  Cependant, si tout le monde se met à parler de « Planet X », il ne fait aucun doute que vous allez certainement écouter leur musique

PREMIERE PARTIE
Conclusion

Notre structure existentielle et les maladies mentales

C’est en comprenant la structure existentielle qui nous sert de guide que nous pouvons mieux appréhender le rôle fondamentalement décisif que joue la contradiction dans nos vies psychologiques.  En quelques mots, chacun de nous possède un patrimoine génétique individuel associé aux circonstances relationnelles spécifiques de notre existence, ce qui nous permet de gérer les effets destructeurs de la contradiction de façon unique.  Au bout du compte, et indépendamment de comment nous faisons face à la contradiction, il n’est pas cohérent de regrouper des comportements données dans des catégories spécifiques ou de les classer en maladies séparées.  Ils doivent de préférence être considérés comme des manifestations provenant d’un événement structural singulier.  De ce point de vue, on peut donc en conclure que les maladies psychiques sont issues de réactions structurales à des situations multiples d’auto-contradiction.  .

La deuxième partie de ce site est en cours d’élaboration.

Concernant le contenu détaillé dans les hypothèses exposées ci-dessus, vos commentaires, vos observations, vos critiques et toute contribution constructive susceptible d’enrichir le débat sont du plus grand intérêt pour l’auteur.  N’hésitez pas à vous rendre sur la page ‘Contact’ sous l’onglet options à partir de la page d’accueil.

Je vous remercie par avance de l’intérêt manifesté.

Rogers V. Follansbee, PhD